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Plumes naturalistes ... Les archives du printemps 2009

A la croisée des saisons …

21 mars. Une date attendue avec impatience, pour tourner définitivement le dos à l’hiver. Une saison pleine d’espoir, de promesses et de surprises avec chaque jour un nouveau chant ou un retour depuis des contrées lointaines. L’année dernière, en ce jour symbolique, j’observais mes premières Hirondelles rustiques … sous la neige ! Cette fois, le printemps s’invite avec une semaine d’avance et semble faire un grand pied de nez à l’hiver. Les Hirondelles, je les cherche en vain depuis quelques jours, m’arrêtant parfois brusquement pour une silhouette suspecte aperçue au loin sur des fils électriques … à chaque fois, de simples Etourneaux !

Le jour tant attendu vient enfin, sous un soleil éclatant. Les marais d’Harchies saluent dignement sa venue, les Bouscarles de Cetti ne cachant pas leur joie ! Les Pouillots véloces jalonnent le chemin et leur chant accompagne ma promenade. Un de leurs petits cousins, un Pouillot fitis, donne également de la voix. Les Pics épeiches se poursuivent en criant et font résonner leur tambourinage sur des branches mortes choisies avec soin. Et partout, des dizaines de Bruants des roseaux se bousculent et croisent mon chemin… Cinq Hirondelles rustiques papillonnent sur fond de ciel bleu avant de se reposer longuement sur un arbre mort, j’étais sûre que ce serait une fois de plus la date de notre première rencontre !

Le lendemain, l’hiver se venge et semble vouloir reprendre ces quelques jours qui lui ont été injustement volés. Une semaine de vent, de pluie, de grêle et de froid ! L’hiver n’est pas tendre et ne nous a rien épargné ! Un matin dans la tourmente, six Hirondelles rustiques détrempées se posent non loin des fenêtres de mon bureau. Pendant ce temps, Mésanges, Pinsons, Chardonnerets et Bruants des roseaux, aux ventres rebondis, se pressent à la mangeoire. Il y a des jours où il ne fait pas bon être Hirondelle …

Virelles, mardi 31 mars. Le soleil rayonne dans le ciel mais aussi dans les cœurs et les oiseaux ne sont pas en reste. Pas question d’un trio ou d’un quatuor… Aujourd’hui, l’orchestre est symphonique. Tous donnent de la voix, Pinson, Sittelle, Rougegorge, Accenteur, Troglodyte, Grimpereau, Pouillot véloce, Grive musicienne et Mésanges de toutes espèces … Un curieux chant de Pinson m’intrigue et je cherche à en connaître l’auteur. L’oiseau se faufile entre les tiges mortes de roseaux puis s’envole vers un tas de schistes où il continue à égrener la même série de notes. Un Bruant des roseaux, dont le plumage n’est pas encore tout à fait éclatant ! Sur « l’île aux lapins », cinq Ouettes d’Egypte entament de bruyants conciliabules et courses poursuites. J’espère que le « gang des pieds palmés » daignera cohabiter en douceur avec les Petits Gravelots qui viennent de faire leur retour…

Mon attention est soudain attirée par l’envol massif de tous les oiseaux d’eau à l’ouest de l’étang. Milouins, morillons et Canards souchets… tous viennent de décoller. Rien avoir avec l’embarcation qui circule à l’autre extrémité pour effectuer des prélèvements d’eau. Aux jumelles, je ne suis pas surprise de découvrir un rapace … et quel rapace ! Première observation du Balbuzard pêcheur pour ce printemps ! Mardi dernier, un premier Busard des roseaux, longeant la rive sud à basse altitude, s’était également offert à mon regard…

Je suis longuement l’oiseau à la longue-vue. Le spectacle est magnifique car sans cesse, il croise la route de dizaines de Canards souchets qui tournoient dans les airs. Ils sont particulièrement nombreux en ce moment, plus d’une centaine d’individus ! L’oiseau poursuit son chemin vers l’est, interrompant régulièrement son vol battu pour quelques arrêts en vol Saint Esprit, pattes pendantes. Arrivé au bout de l’étang, il effectue un demi-tour et revient vers moi, je ne le quitte pas des yeux.

Queue courte, ailes arquées légèrement pendantes, masque sombre et dessous blanc … je profite au mieux de l’observation. Il perd de l’altitude et fend la surface de l’eau mais en ressort… les serres vides ! Il se pose sur un arbre mort de la presqu’île du « Bout du monde » et repart pour une autre envolée. Je l’accompagne dans tous ses déplacements, espérant une nouvelle action de pêche. Le Balbuzard se pose cette fois au sommet d’un arbre mort perdu dans la grande roselière. Je profite de cette halte pour prévenir Sébastien. Depuis le bureau, il peut l’observer… mais de beaucoup plus loin que moi, bien sûr !

De face, l’oiseau arbore sa poitrine blanche barrée d’un collier brunâtre diffus, le tout encadré par ses ailes brunes. Attentif, il effectue des mouvements de la tête de gauche à droite avant de repartir se percher au « Bout du monde ». Je partage l’instant avec quelques collègues et promeneurs, juste avant que l’oiseau ne tire définitivement sa révérence vers l’ouest.

Cette rencontre me réjouit car j’apprécie tout particulièrement le côté inattendu d’une observation. Je m’assieds quelques instants au soleil, bien à l’abri du vent du nord. Je ferme les yeux, avec une incroyable impression de légèreté. Et comme le répète derrière moi le Grimpereau : « Je monte au paradis ».

Anne

Plumes naturalistes...

Le sens de l’accueil …

Mardi 7 avril. La fraîcheur de la grisaille succède à une journée toute douce et presque estivale. Hier, mes pas m’ont emmenée le long de l’Eau Blanche, parmi les tapis colorés de jonquilles, d’anémones sylvie et de scilles à deux feuilles. On ne peut rêver plus belle fin de journée ! Au bout de la balade, deux arbres, grinçant sous la brise légère, se balancent et chantent en duo. L’un d’une voix grave et profonde… l’autre sur un ton plus aigu … la femelle répondant au mâle, peut-être ? Encore une idée saugrenue !

Ce matin, Sébastien m’appelle pour une première … Je ne suis pas cocheuse dans l’âme… Je ne ferais pas deux cents kilomètres pour une rareté … Mais un premier Héron garde-bœufs à Virelles… comment ne pas démarrer au quart de tour ? Aux abords de l’Aquascope, un Pouillot fitis laisse s’écouler son chant en cascade, jusqu’à en être à bout de souffle. Un Rougequeue noir, perché tout au sommet de la tour vitrée, fait savoir qu’il domine la situation. Et sur les passerelles, près de l’étang, le même Bruant des roseaux chante depuis plusieurs jours. Un endroit qui lui plaît, sans aucun doute !

Je m’inquiète un peu, tout en progressant, de l’absence de tache claire sur « l’île aux lapins ». Les Bernaches du Canada ont déjà houspillé le nouveau venu sous les yeux de Sébastien. Incorrigibles pieds palmés ! Je cherche la petite silhouette blanche autour de l’étang mais n’y trouve que Foulques, milouins, morillons et Canards souchets. Si j’étais garde-boeufs, je choisirais la zone fauchée cet hiver dans la roselière pour trouver la quiétude. Je pars donc vers le mirador…

En me retournant, j’aperçois soudain le petit Héron qui fait son retour sur l’île. Oeil jaune, bec orangé, plumage blanc éclatant teinté d’orangé sur le sommet de la tête et le dos, pattes rosées… l’oiseau arpente nerveusement l’île à la recherche de petits insectes. Toujours aux aguets, comme quelqu’un qui ne se sent pas chez lui…

Il s’envole vers la grande roselière… Petit modèle de la famille Héron, ses battements d’ailes légers et rapides l’amènent vite au sommet du perchoir préféré du Balbuzard, et je le tiens à l’œil, espérant qu’il daigne reprendre possession de l’îlot.

Un de ses cousins, un jeune Héron cendré à la tête claire, un rien arrogant, se pose à un mètre de lui. Dans un premier temps, le garde-bœufs tolère cette présence puis décide de s’envoler vers l’étang. Mais il change de direction et met cap à l’ouest. Je le suis à la longue-vue et le voit disparaître au loin, tel un petit moucheron qui se perd à l’infini. Il a certainement dû trouver que ses cousins ailés n’avaient guère le sens de l’accueil !

Anne

Plumes naturalistes...

Quand les Cigognes n’en font qu’à leur tête …

Dimanche 12 avril. J’emmène Gaël à la rencontre de deux géants ailés, Grand-duc et Cigogne blanche. Il prépare en ce moment une élocution sur le Seigneur de la Nuit même si le premier sujet proposé à son instit était … le cochon ! Nettement moins inspirée par ce thème, je lui ai suggéré de choisir un animal sauvage et il en est tout de suite arrivé au Hibou … ce qui me réjouit bien sûr ! Nous rendons visite à La Lady. La date d’éclosion approche mais c’est encore un rien trop tôt, elle est toujours bien couchée sur ses œufs. Gaël emporte quelques cailloux allongés avec lesquels il vient de réaliser un xylophone. Dans la voiture, les pierres s’entrechoquent et libèrent leurs notes de musique tout le long du chemin.

Nous partons vers les hauteurs de l’Ardenne en longeant l’Eau Noire. Je préfère de loin les prairies de la Fagne encadrées par la forêt de chênes mais je dois reconnaître être tombée sous le charme de cette route qui mène vers l’Escaillère, là où les épicéas cèdent la place aux prairies humides. Cette région, pourtant si proche, est un peu une terre inconnue mais je sens qu’elle pourrait bien vite gagner mon cœur… Quelques grandes pessières viennent d’être mises à blanc, ce qui mériterait d’y rechercher l’Engoulevent plus tard dans la saison.

La semaine dernière, un journaliste m’a signalé l’installation tout à fait exceptionnelle d’un couple de Cigognes blanches tout juste de l’autre côté de la frontière. Les oiseaux ont choisi un pylône électrique pour y construire leur nid. En route, nous apercevons un Milan noir, rien d’étonnant avec la décharge toute proche. C’est là que vont se nourrir en hiver Goélands et Mouettes qui quittent Virelles au lever du jour. J’aperçois des pylônes dans des prairies et demande à Gaël d’ouvrir l’œil. Je lui ai montré la photo parue dans le journal avec le dispositif anti-électrocution installé par l’EDF. Ça ne devrait pas passer inaperçu ! Nous arrivons à proximité du village et toujours rien … Il faudra peut-être aller à la pêche aux infos car je les imagine dans un lieu un rien reculé, le long d’une petite route perdue…

Au carrefour de deux départementales, Gaël s’écrie : « C’est ici ! ». Et il a raison… Trois voitures garées… si on peut dire ! Des appareils photos… et au sommet du poteau, les deux Cigognes au nid. Les curieux repartent vite et nous prenons nos distances pour ne pas trop les déranger. La femelle est couchée sur le tas de branchages tandis que le mâle soigne sa toilette. Splendide dans la longue-vue ! Gaël remarque que la femelle a la tête un peu orangée à proximité du bec. Elle se lève à son tour. Les voitures ne cessent de s’arrêter, y compris un camion dépanneuse. Le chauffeur aurait-il pressenti une quelconque opportunité ?

Le mâle donne le signal de départ et s’envole vers une prairie tout juste derrière nous. La femelle se pose de l’autre côté de la route mais ne tarde pas à le rejoindre. Ils arpentent tous deux le terrain à la recherche de nourriture et c’est là que j’aperçois, à quelques centaines de mètres de la route, dans la quiétude d’une prairie, un grand mât avec un support métallique permettant sans doute d’accueillir … un nid de Cigogne. Et voilà qu’elles choisissent un pylône en plein trafic à la croisée de deux départementales. Ah, quand les Cigognes n’en font qu’à leur tête !

Virelles, mardi 14 avril. Douze Cigognes blanches font halte près de l’étang depuis la veille. En milieu de matinée, dès que le soleil a percé le brouillard, les douze oiseaux se perchent dans les arbres bordant la réserve, tout à l’ouest. Certaines essaient de prendre possession de l’arbre mort situé au cœur de la roselière mais, trop dénudé de ses branches, il ne peut les accueillir toutes ensemble. Suit alors un long jeu aérien … « Chaises musicales » ou « qui va à la chasse, perd sa place » … Je ne loupe pas une miette de cette chorégraphie du plus bel effet… Elles quittent soudain leur perchoir l’une après l’autre, trouvent rapidement une colonne d’air chaud et s’y enroulent dans un vol en spirale qui les élève vers l’infiniment bleu…

Anne

Plumes naturalistes...

Surréaliste…

Par un bel après-midi de mai, imaginez un étang… entouré de roseaux… dans l’intérieur des terres… Non, faites un effort, il est beaucoup plus grand ! Posez-y délicatement un îlot parsemé de schistes… Avec quelques bouquets de fleurs blanches, jaunes ou mauves, ne serait-il pas infiniment plus joli ? Permettez à quelques canards d’y faire tranquillement la sieste… Pas uniquement des colverts… il y a aussi quelques Fuligules morillons. Si un cygne, immaculé de blanc, s’approche, offrez-lui le droit de passage bien sûr ! Et pour mettre un peu d’animation, invitez quelques Chevaliers guignettes. Au moins quatre ou cinq… D’esprit querelleur, ils s’amuseront à se poursuivre dans les airs en criant… puis retourneront vite picorer sur les graviers, hochant la queue au moindre déplacement…

Ajoutez un souffle de vent… un peu plus soutenu, s’il vous plaît, il donne naissance à de bien jolies vagues. Sur l’île, une Bergeronnette grise se déplace en courant. Mais on aperçoit aussi un autre coureur, puis un deuxième ! Deux Petits Gravelots arpentent la berge. Les avez-vous reconnus avec leur masque noir et leur front blanc ? Oui, ce sont bien eux, œil noir cerclé de jaune…

Arrêtez maintenant la route de deux Bécasseaux qui passaient là par hasard… Bécasseau minute pour le premier… pas mal ! Rarement observé à cet endroit ! Accompagnez-le d’un Bécasseau maubèche en plumage nuptial… voilà qui est encore mieux ! Et faites-les déambuler côte à côte… Pour le robuste maubèche, préparez vos crayons de couleur ! Du noir pour l’œil, le bec et les pattes… Un brun-roux flamboyant pour la tête, le cou et la poitrine… N’oubliez pas quelques petites stries sombres sur la joue et le sommet de la tête… Les flancs pâles sont, eux aussi, pointillés de brun. Couvrez ses ailes de petites plumes grises finement liserées de blanc et gardez les plus jolies pour le dos. Semez-les au hasard sur le manteau de l’oiseau, ces plumettes sont rousses avec une ancre noire en leur centre. Profitez-en, il n’est pas courant de le rencontrer ici et de le voir si bien accompagné !

Enfin, pour terminer, sortez de votre chapeau de magicien, un gros lapin blanc … c’est lui le gardien de l’île… Impossible ? Vraiment… Et pourtant… j’y étais !

Anne
Virelles, 6 mai 2009

« Et le lendemain ? » me direz-vous … Ajoutez un Chevalier gambette et un Grand Gravelot… multipliez le nombre de guignettes par trois ou quatre… et le tour est joué !

Plumes naturalistes...

Edmond, Michel, la Huppe… et moi !

Notre histoire commence avec Edmond, un lundi, de bon matin… Plus précisément le 11 mai. Edmond est agriculteur à la retraite. Agriculteur bio, précise-t-il fièrement ! Pendant de longues années, il s’est aussi essayé à la production de fromages… à son image ! Forts de caractère et savoureux ! Maintenant, pour occuper leurs terrains, son épouse élève des ânes de Provence. Vous savez, ceux avec la croix de Saint André… Sans poser de questions, je tourne ainsi les pages de la vie d’Edmond mais ce n’est bien sûr pas ceci qui amène notre homme à Virelles…

Depuis une dizaine de jours, un drôle d’oiseau hante les abords de sa ferme. Il ne l’a vu qu’une seule fois, assez mal dans le brouillard, posé sur la cheminée de sa maison. Un oiseau bavard comme une Pie, qui répète sans cesse « boum boum boum ». Un oiseau avec une huppe et un long bec courbé… Je lui fais écouter la Huppe fasciée et lui montre quelques photos. Edmond reconnaît sans peine son chant, n’a jamais entendu ses cris. Il promet de me prévenir si elle se présente à nouveau… Fin du premier acte !

Trois jours plus tard, Michel, un de nos accompagnateurs nature, souhaite me parler d’un oiseau observé à deux pas de chez lui… Je l’interromps et lui demande en riant si par hasard il ne ferait pas… « boum boum boum ». Pas du tout, me dit-il ! Une Huppe fasciée ! Et voilà qu’en blaguant, j’avais eu le nez fin. Quelques jours plus tôt, il a vu une sorte de Cacatoès rôder autour de sa maison. Très vite, jumelles et guide ornitho ont eu raison de ce perroquet. Et où Michel habite-t-il ? Je vous le donne en mille : à deux ou trois kilomètres de chez Edmond… à vol de Huppe, bien sûr ! Là même où elle avait été entendue à la mi-avril.

Suit alors un entracte d’une semaine sans nouvelles de nos amis et de leur oiseau chanteur. Une semaine placée sous le signe de la fraîcheur et d’une pluie abondante. Une météo qui n’inspire pas notre oiseau méridional. Avec le retour du beau temps, il se fait à nouveau entendre… chez Michel. Le 19 mai, à l’aube, je tente ma chance et me perds un peu dans ces campagnes inconnues mais j’arrive trop tard. Façon de parler ! Il n’est pas encore sept heures ! Après son tour de chant, elle a disparu. Je suis époustouflée par la beauté de l’endroit. Un coteau qui domine le village perdu dans la brume… puis la forêt de Fagne à perte de vue. Je ne regrette pas cette balade fraîcheur !

De retour au bureau, je reçois un appel d’Edmond. L’oiseau se manifeste à nouveau chez lui depuis trois jours. Et cette Huppe est réglée comme… un coucou suisse : lever de soleil chez Michel et visite à l’heure du petit déjeuner chez Edmond, pas de jaloux ! Et moi dans tout cela ??? Je n’ai pas dit mon dernier mot car je sais aussi me lever avec le soleil !

Le lendemain, j’arrive chez Michel un peu avant six heures. Emotion de l’entendre sans la voir, comme lors de ces nuits passées à écouter le Râle des genêts. Je n’imaginais pas son chant si continu, avec des syllabes si rapprochées. Elle répète à l’infini « houp houp - oupoupoup » et je la repère assez facilement perchée au sommet d’un épicéa. Elle doit apprécier la configuration des lieux qui, comme un amphithéâtre, amplifie son chant. Son plumage est digne de la plus belle des étoffes de haute couture. En chantant, elle abaisse régulièrement la tête pour toucher sa poitrine de son long bec, fin et arqué. D’un vol hésitant, elle rejoint d’autres arbres, déployant ses ailes larges et arrondies, bigarrées de noir et blanc. Elle tire soudain sa révérence vers l’ouest, faisant sans doute cette fois faux bond au petit déjeuner d’Edmond !


Anne

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