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Plumes naturalistes ... Eté 2010

Au féminin…

Virelles, mercredi 11 août. L’aube ronchonne dans la grisaille, laissant le jour naître sous la bruine puis sous une pluie soutenue. Sans doute est-ce le prix à payer pour un tel regain de douceur ? Sans une trêve rapide entre le ciel et les nuages, ma balade matinale aurait été compromise…

Tout juste après l’averse, sans le moindre souffle de vent, la surface de l’étang se fait miroir d’argent. Que ce soit les pieds dans l’eau ou un peu plus haut sur les berges, les plantes en fleurs tentent de se voler la vedette. Salicaires, épilobes, lycopes et rubaniers sur les plages de vase… Eupatoires à feuille de chanvre encadrant de près le petit chemin… Massettes et phragmites en peuplements serrés… Petits nénuphars formant de véritables tapis flottants… A deux pas de moi, les rousserolles effarvattes s’activent dans les roseaux pour ravitailler une progéniture dont le vol est encore hésitant. Le bruant des roseaux multiplie les allers-retours en bordure d’étang alors que les bergeronnettes grises, juvéniles et adultes, explorent les vasières. La nature se dévoile sans retenue, en toute exubérance !

L’étang, lui, ressemble depuis quelques semaines à une grande nurserie. Madame Morillon, la jolie brunette, se balade suivie de ses petits, qui lui sont parfaitement assortis. Les jeunes foulques, au tempérament débrouillard, accompagnent leurs parents mais se nourrissent déjà seuls, en multipliant les plongeons maladroits. Il n’y a donc guère que les grèbes pour piailler ainsi jusqu’à un âge avancé. De vrais petits « Tanguy » qui ne cessent de réclamer la becquée ! Les petits castagneux semblent aussi zébrés que leurs cousins huppés, même si leur marquage est bien moins contrasté. J’adore le rire moqueur que leurs parents laissent parfois s’échapper…

La surface de l’étang est animée de curieux frémissements. Des petits poissons en train de piper ? A moins qu’il ne s’agisse de grosses gouttes d’eau libérées par le feuillage des arbres ? Ces étranges bouillonnements sont accompagnés d’une succession de notes rapides, légères et mouillées. De petites silhouettes au ventre arrondi n’arrêtent pas de bondir hors de l’eau pour ensuite mieux s’y engouffrer. Leurs apparitions sont si brèves qu’il me faut un long moment pour être certaine qu’il s’agit bien d’énormes têtards. Je n’avais jamais assisté à de tels ballets…

Avec la sécheresse de ces dernières semaines, le niveau de l’étang n’a cessé de baisser, laissant apparaître des langues de vase, véritables trésors comme garde-manger. Au passage Moïse, la « marée basse » permet de poser le regard directement au ras de l’eau et de croiser le vol en rase-motte des hirondelles rustiques. Les vitres délimitent la scène : le ciel… l’eau… Et en guise de rideaux, de chaque côté, une petite roselière touffue et quelques vasières bien protégées… Le spectacle va pouvoir commencer !

Ici aussi, les rousserolles effarvattes jouent les acrobates en se faufilant entre les tiges de phragmites. L’une d’elle n’hésite pas à s’y accrocher tête en bas, pour moucheronner en surface. Un beau brun au sourcil blond fait alors son entrée… Son plumage est soigné : dos brun aux rayures diffuses, croupion aux notes plus chaudes, poitrine assortie au sourcil et sommet de la tête finement strié. Pour ce phragmite des joncs, l’heure est également au petit déjeuner !

Puis il y a ceux qui explorent la boue : merles noirs, bergeronnettes grises et chevaliers guignettes. « Tii – tii –tii – tii – tii ». Ils ne peuvent s’empêcher de signaler leur arrivée, changeant sans cesse de garde-manger ! Leur grand cousin, tout aussi bavard, vient de se poser à quelques mètres de moi. Je l’entends régulièrement depuis quelques jours, ses cris ponctuant chaque envolée. « Tchouw – tchouw – tchouw ». Haut perché, bec légèrement courbé vers le haut et plumage délicatement strié… ce chevalier aboyeur ne risque pas de voir la faim le gagner ! Rien de meilleur en ce moment que quelques petits batraciens au menu du matin ! Il se sauve vers une autre tablée bien garnie, montrant en vol son dos largement couvert de blanc. Cette place, à peine libérée, fait immédiatement le bonheur d’un héron cendré.

Un autre acteur prend ensuite le relais. Un personnage assez inattendu à cet endroit… Il arpente la vase, ses longs doigts bien écartés pour ne pas s’y enfoncer. Il louvoie entre les roseaux, jouant à cache-cache mais n’hésitant pas toutefois à se dévoiler. La vitre qui me sépare de la scène permet à nouveau cette proximité. Dessus brun tacheté de noir, flancs barrés de clair, long bec à la base à peine rougeâtre… un jeune râle d’eau pour clôturer la matinée !

Une fois de plus, Virelles s’est montrée douce, généreuse, surprenante et mystérieuse… distillant chaque nouvelle rencontre avec des trésors d’ingéniosité. Voilà sans doute pourquoi, sourire en coin, j’ose l’évoquer… au féminin !

Anne


Plumes naturalistes...

Poisson… vole !

Lundi 6 septembre. Un petit vent montant semble puiser sa force, là où le soleil a laissé s’échapper la sienne. Comme s’il voulait déjà annoncer la pluie et la grisaille du lendemain… L’étang a conservé l’image mais a égaré le son, celui de centaines de vanneaux huppés qui, hier encore, piaillaient sur « l’île aux lapins ». Etonnante absence… Auraient-ils renoncé à leur traditionnel bain ?

Depuis quelques temps, les photographes sont chaque jour un peu plus nombreux et Virelles voit défiler, bien plus qu’en été, longues-vues et paires de jumelles. Les amis chasseurs d’images se rappellent aussi à nous. Septembre est arrivé ! Il y a bien peu d’oiseaux pour susciter, chaque année à même époque, un tel engouement !

Je le vois chaque matin, prenant le soleil sur les arbres du « Bout du monde » à six ou sept cents mètres de mes fenêtres, minuscule tache blanche perchée au loin. A chaque fois, pourtant, je suis certaine de ne pas me tromper. Je connais ses perchoirs préférés, arbres morts, piquets, « cocon de méditation » et plateforme dominant la forêt de Fagne. Aurait-il un jour la bonne idée d’y nicher ? Ce matin, dès 9h, il est même venu me visiter, m’offrant un arrêt en vol du Saint Esprit à l’aplomb du passage Moïse, comme s’il s’apprêtait à y plonger. Et je dois bien avouer que, cet après-midi, c’est aussi l’aigle pêcheur qui me pousse à une brève sortie…

Un balbuzard perché à l’est sur un piquet… Un autre qui, de bien haut, inspecte minutieusement la surface de l’étang… Puis mon regard que le hasard pose sur un groupe de quatre oiseaux qui volent rapidement en silence au ras de l’eau. Je les connais d’habitude bien plus bavards et je les entends souvent bien plus que je ne les vois, ces chevaliers aboyeurs, qui exhibent en vol une large amande blanche sur le dos. Ils ne tardent pas à se poser sur une plage de vase, à quelques dizaines de mètres de moi. Vite oubliés les balbuzards !

Les quatre limicoles progressent calmement à faible profondeur. Leurs pattes sont encore assez jaunes mais leur plumage s’est déjà bien éclairci sur la tête, entre le bec et l’œil, ainsi que sur le ventre et le bas de la poitrine, qui sont parfaitement blancs. J’observe leur tête et les côtés du cou délicatement striés, leur manteau garni de jolis liserés clairs, leur bec légèrement recourbé vers le haut, à la base gris bleuté. Le calme ne saurait durer…

Comme des chevaliers en plein tournoi, les quatre oiseaux filent maintenant droit devant, bec au ras de l’eau. Et à ma grande surprise, j’aperçois les bonds de centaines d’alevins aux reflets d’argent. Ce résultat semble motiver nos quatre limicoles. Ils entament une course en tous sens, se croisant, se heurtant, changeant sans cesse de direction, tout en faisant jaillir devant leurs pas des gerbes de menu fretin. Ils piochent parfois dans le tas pour s’en mettre un sous la dent puis poursuivent ce chassé-croisé sans fin. Ils s’immergent de plus en plus et glissent sur l’eau, bec pointé vers l’avant. Tous les coups sont permis à… « Poisson...vole ! ».

Ils s’arrêtent brièvement, redressant fièrement la tête vers l’arrière, par à-coups, en signe d’impatience ou d’agacement. Puis ils reprennent leur folle course poursuite. Que tout cela a l’air grisant ! Cependant, le rythme devient moins trépident. Les quatre chevaliers retrouvent peu à peu le calme pour un brin de toilette, prolongé d’une sieste sur une patte. Une sieste bientôt interrompue par un énorme plongeon éclaboussant ! Voici qu’un balbuzard pêcheur ose les tirer de leur sommeil ! Eh oui, s’ils savaient déjà que les poissons volent, quel ne fut pas l’étonnement de nos quatre chevaliers, de découvrir que certains oiseaux, depuis très haut dans le ciel, n’hésitent pas… à se laisser tomber !

Anne

Pour découvrir le site Internet de Nathalie...

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